ÉCONOMIE NUMÉRIQUE · ANALYSE
Centres de données : les projets gaziers américains gagnent du terrain
Un rapport relayé par The Verge décrit une hausse de la place des énergies fossiles dans les projets électriques américains. Les centres de données contribuent à la demande, avec les usines et les véhicules électriques. Ces projets ne constituent toutefois pas des capacités déjà construites.
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Un article de The Verge publié le 19 octobre relaie un rapport de l’Environmental Defense Fund et d’Atlas Public Policy, paru la semaine précédente. Il décrit une progression des projets d’infrastructures électriques fossiles aux États-Unis, dans un contexte de hausse de la demande liée notamment aux centres de données, aux usines et aux véhicules électriques.
Selon ce rapport, qui analyse les données de l’Energy Information Administration américaine, la part des infrastructures fossiles dans les nouvelles capacités prévues est passée de 5 % en 2024 à 30 % au deuxième trimestre de 2026. Ces chiffres décrivent des projets : ils ne signifient pas que ces installations produisent déjà de l’électricité.
Le rapport compare aussi les coûts des nouvelles installations. Il situe ceux des parcs solaires et éoliens de grande taille entre 68 et 69 dollars par mégawattheure en moyenne, contre 90 dollars pour les centrales au gaz à cycle combiné. Cette comparaison porte sur les catégories étudiées ; elle ne permet pas, à elle seule, de chiffrer le coût d’alimentation d’un centre de données particulier.
La principale incertitude concerne la réalisation des projets. The Verge souligne que certains pourraient être abandonnés, notamment si les prévisions de demande des centres de données d’IA sont surestimées. Pour le secteur numérique, l’enjeu est donc aussi celui des anticipations : des besoins électriques projetés peuvent orienter les investissements bien avant que la consommation correspondante soit constatée.