TECHNOLOGIE · ANALYSE
Binance décrit une attaque mêlant faux recrutements et outils internes compromis
Selon le récit d’enquête de Binance rapporté par Ars Technica, les attaquants ont combiné ingénierie sociale, logiciels malveillants et compromission d’un outil d’IA interne. L’épisode met aussi en évidence les limites d’une suspension des retraits face à des autorisations inscrites sur la blockchain.
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Binance attribue le vol de cryptomonnaies à une campagne préparée pendant plusieurs mois, selon un article d’Ars Technica publié le 4 novembre. L’entreprise indique que les attaquants visaient initialement 6,34 milliards de dollars et que 2,85 milliards ont été gelés ou interceptés. Elle affirme avoir réservé les fonds nécessaires pour couvrir la perte. Ces éléments restent ceux de son enquête en cours.
Le récit décrit plusieurs voies d’entrée. Un ingénieur aurait téléchargé une version altérée de Homebrew. Un autre aurait été approché sur une plateforme de recrutement, puis conduit à exécuter du code malveillant présenté comme un exercice d’entretien. Selon Binance, les attaquants ont ensuite utilisé un ordinateur compromis et un outil d’IA interne pour prendre le contrôle d’autres appareils d’ingénieurs.
La phase de transfert aurait exploité l’accès au service interne de signature des portefeuilles. Les attaquants auraient notamment détourné le mécanisme d’autorisation EIP-7702 d’Ethereum pour déléguer certains droits à un contrat sous leur contrôle. D’après le compte rendu, ces autorisations pouvaient fonctionner indépendamment de l’infrastructure habituelle des retraits.
L’enseignement technique reste conditionné à la confirmation de cette reconstitution : suspendre les retraits ne suffit pas nécessairement lorsque des droits distincts permettent encore de déplacer les actifs. Le rôle mentionné d’un outil d’IA interne ne permet, à lui seul, ni d’en déterminer la vulnérabilité précise ni d’attribuer l’ensemble de l’intrusion à l’IA.