L’ÉDITION DU 2 NOVEMBRE 2026

Caméras Flock : des villes peinent à faire appliquer leurs résiliations

Selon The Verge, plusieurs collectivités rencontrent des difficultés pour faire retirer les caméras de Flock après une résiliation. À Plymouth, la police a débranché les équipements. À Dayton, des caméras ont été reconnectées sans autorisation, malgré une consigne explicite de la municipalité.

Caméras Flock : des villes peinent à faire appliquer leurs résiliations — Composition originale autour des systèmes et de leurs connexions.
Composition originale autour des systèmes et de leurs connexions.Illustration DailySynth

Le contrôle des caméras de surveillance se joue aussi au moment de leur arrêt. Les cas de Plymouth et de Dayton, rapportés par The Verge, montrent des décisions municipales difficiles à faire appliquer sur le terrain. Flock affirme travailler au retrait des équipements de Plymouth, sans que son achèvement soit établi.

La résiliation d’un contrat de surveillance ne garantit pas le retrait immédiat des équipements. Dans un article actualisé le 1 novembre, The Verge décrit les difficultés rencontrées par plusieurs collectivités avec Flock Safety. Les situations rapportées portent sur le maintien de caméras après une demande de résiliation, mais aussi sur leur remise en service malgré des instructions locales contraires.

À Plymouth, dans le Minnesota, le conseil municipal a voté en septembre la fin de son contrat avec Flock. Selon The Verge, les caméras sont restées installées pendant plus d’un mois, sans que la ville reçoive d’accusé de réception de sa demande. Le chef de la police, Eric Fadden, a finalement demandé à ses équipes de débrancher les câbles d’alimentation pour s’assurer que les appareils ne fonctionnaient plus et ne relevaient plus de plaques d’immatriculation.

À Dayton, également dans le Minnesota, Flock a bien reconnu la demande de la ville et annoncé que le retrait du matériel pourrait prendre jusqu’à 60 jours. Le problème décrit dépasse toutefois le délai de démontage : l’entreprise a reconnecté des caméras sans autorisation, alors que la police locale avait expressément demandé de ne pas exécuter l’intervention de maintenance.

Caméras Flock : des villes peinent à faire appliquer leurs résiliations — Schéma symbolique des liens entre un système, ses usages et leurs conséquences.
Schéma symbolique des liens entre un système, ses usages et leurs conséquences.Illustration DailySynth

Dans une déclaration reproduite par The Verge, la municipalité indique que la police a été informée de l’existence d’un ordre de maintenance le 17 septembre 2026. La ville a averti Flock le 18 septembre 2026 que le programme était suspendu et qu’aucune intervention ne devait être réalisée. Selon cette déclaration, la consigne n’a pas été respectée et une caméra a été remise en service sans autorisation.

Le porte-parole de Flock, Andrew Smith, affirme auprès de The Verge que l’entreprise respecte la décision de Plymouth et travaille avec la ville au retrait des caméras. Cette réponse établit la position de l’entreprise ; elle ne confirme pas que le démontage est achevé. Le média rapporte aussi un précédent à Elgin Community College, dans l’Illinois, après une demande de résiliation.

Ces cas soulèvent une question de maîtrise opérationnelle : comment une collectivité peut-elle s’assurer qu’une décision contractuelle se traduit effectivement par l’arrêt du service ? L’enjeu paraît concerner autant l’exécution des consignes que l’enlèvement physique du matériel. Les éléments rapportés ne permettent cependant pas de déterminer combien de clients rencontrent ces difficultés, ni d’établir qu’elles caractérisent l’ensemble des contrats de Flock.

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