L’ÉDITION DU 25 OCTOBRE 2026
La Pennsylvanie impose un étiquetage des publicités générées par IA
La Pennsylvanie a adopté une loi imposant des mentions sur les publicités générées ou fortement modifiées par intelligence artificielle. Selon The Verge, ses exceptions et plusieurs formulations laissent toutefois des questions ouvertes sur les contenus concernés et les conditions concrètes de cette transparence.
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En Pennsylvanie, une loi prévoit de rendre visible le recours à l’intelligence artificielle dans la publicité. L’obligation couvre plusieurs formats et vise aussi les contenus fortement modifiés. Mais les exceptions et la définition du caractère trompeur soulèvent des questions sur son périmètre, selon l’analyse publiée par The Verge.
Le gouverneur de Pennsylvanie, Josh Shapiro, a signé jeudi l’Artificial Intelligence Deceptive Advertising Act, rapporte The Verge dans un article publié le 24 octobre. Cette loi prévoit une obligation de signalement pour les publicités générées ou significativement modifiées par intelligence artificielle. Le dispositif concerne les images fixes, les vidéos, les contenus audio et les textes, avec une mention dans le même format que la publicité.
Le périmètre décrit par The Verge couvre aussi bien les campagnes de grandes entreprises que les annonces de commerces locaux. L’obligation s’applique indépendamment du lieu de création de la publicité. Le média estime ainsi que des mentions pourraient apparaître dans des campagnes diffusées ailleurs, lorsque leur diffusion est également prévue en Pennsylvanie. Il s’agit d’une conséquence possible du champ de la loi, pas d’une pratique déjà documentée dans l’article.
La portée exacte du dispositif reste cependant difficile à apprécier à partir de ses formulations. The Verge souligne notamment le caractère subjectif de la notion de modification significative. Cette distinction est centrale : selon la manière dont elle sera interprétée, des interventions différentes de l’IA pourraient conduire à des obligations différentes. L’existence d’un outil d’IA dans une chaîne de production ne suffit donc pas, à elle seule, à déterminer ici quels contenus devront porter une mention.
Le texte prévoit également des exceptions pour la parodie, la satire, le commentaire, la critique et les contenus manifestement fictifs. Pour The Verge, cette dernière catégorie demeure ambiguë. Le média relève aussi une formulation qui semble réserver l’obligation aux contenus synthétiques créant une perception trompeuse d’un produit ou d’un service. L’articulation entre cette condition et l’obligation générale constitue donc un point à éclaircir.
Sur le plan de l’analyse, l’enjeu dépasse la seule présence d’une étiquette : la lisibilité du dispositif dépendra de la cohérence avec laquelle ses catégories seront appliquées. Une mention peut informer sur le recours à l’IA, sans résoudre à elle seule la question du caractère trompeur d’une publicité. À ce stade, l’article établit la signature de la loi et décrit ses principales exigences, mais ne permet pas de préciser son calendrier d’application, ses modalités de contrôle ou ses effets observés sur les annonceurs.