INTELLIGENCE ARTIFICIELLE · FOCUS

Un salarié humaniste obtient un aménagement pour ne pas utiliser l’IA

Un administrateur de l’université du Kentucky a obtenu un aménagement lui permettant de s’abstenir d’utiliser l’IA au travail, rapporte TechCrunch. Fondée sur ses convictions humanistes, sa démarche a été examinée individuellement. L’université indique que cet accord reste compatible avec les fonctions essentielles de son poste.

Un salarié humaniste obtient un aménagement pour ne pas utiliser l’IA — Composition symbolique autour d’un modèle et de ses connexions.
Composition symbolique autour d’un modèle et de ses connexions.Illustration DailySynth

David Durman, administrateur à l’université du Kentucky et humaniste non théiste, a obtenu un aménagement lui permettant de ne pas utiliser l’IA dans son travail, rapporte TechCrunch. Sa démarche s’appuie sur ses convictions, qu’il estime incompatibles avec l’usage de cette technologie.

Durman a sollicité l’American Humanist Association pour examiner les protections possibles. Il exprime notamment une inquiétude sur les effets d’une dépendance à l’IA sur l’exercice de la pensée et du jugement moral. Ces préoccupations expliquent sa demande ; elles ne constituent pas une démonstration des effets de la technologie.

L’université précise qu’elle examine les demandes d’aménagement religieux individuellement, en tenant compte des responsabilités du salarié et des circonstances. Dans ce cas, elle a estimé possible de préserver les fonctions essentielles du poste. Elle indique aussi que les aménagements peuvent être réexaminés lorsque les technologies ou les responsabilités évoluent.

Un salarié humaniste obtient un aménagement pour ne pas utiliser l’IA — Schéma conceptuel reliant données, modèle et usages, sans résultats chiffrés.
Schéma conceptuel reliant données, modèle et usages, sans résultats chiffrés.Illustration DailySynth

Le contexte limite la portée de ce cas : Durman accompagne des chercheurs dans leurs demandes de financement et n’était pas tenu d’utiliser l’IA. Il a engagé sa démarche après des recommandations d’usage formulées par des collègues et sa hiérarchie, pour anticiper une éventuelle obligation.

Ce cas illustre une question d’organisation du travail : comment rendre compatibles les attentes technologiques d’un employeur et les convictions d’un salarié ? Il ne permet pas de conclure qu’une dispense serait automatiquement accessible dans d’autres fonctions ou établissements.

Cet article appartient à l’édition du 30 octobre 2026.Lire l’édition complète ↗

À lire aussi.

OpenAI envisage un nouveau nom pour ses centres de données

Selon TechCrunch, qui relaie Axios, OpenAI envisage de présenter ses centres de données comme des campus de calcul pour l’IA. Cette proposition accompagne un discours sur les normes mondiales de l’IA et la responsabilité des entreprises envers les collectivités.

2 nov. · 1 min↗

Apple défend une IA intégrée aux usages de ses produits

Dans un entretien à Wired relayé par TechCrunch, John Ternus défend une stratégie où l’IA doit servir l’expérience des produits Apple. Le dirigeant privilégie l’utilité pour les utilisateurs et souligne la dimension humaine de la création de produits face aux perspectives ouvertes par les agents.

1 nov. · 1 min↗

Léon XIV appelle à interdire les armes létales autonomes

Dans une allocution rapportée par The Verge le 30 octobre, le pape Léon XIV demande aux États membres de l’ONU d’avancer vers une interdiction des armes létales autonomes. Il défend également un contrôle humain effectif et des mécanismes de responsabilité pour l’IA.

30 oct. · 1 min↗