L’ÉDITION DU 23 OCTOBRE 2026
Oura attaque à nouveau Ultrahuman sur les brevets de sa Ring Pro
Oura demande à la justice américaine de bloquer les ventes de la Ring Pro d’Ultrahuman pour contrefaçon présumée de brevets. Ultrahuman conteste et affirme que sa bague reste disponible. Cette procédure remet sous pression un produit remanié pour revenir sur le marché américain.
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Le retour d’Ultrahuman aux États-Unis rencontre un nouvel obstacle juridique. Oura attaque la Ring Pro et cherche à en faire interdire les ventes, tandis que son concurrent affirme pouvoir continuer à la commercialiser. Le différend illustre le poids des brevets dans l’accès au marché des bagues connectées.
Oura poursuit à nouveau Ultrahuman aux États-Unis. Selon TechCrunch, la plainte déposée devant un tribunal fédéral du Texas vise la Ring Pro et invoque des brevets portant sur sa conception et ses composants internes, notamment la batterie et les capteurs. Oura réclame des dommages et intérêts ainsi qu’une injonction permanente qui empêcherait son concurrent de vendre cette bague connectée.
Ultrahuman conteste ces accusations. Son cofondateur et directeur général, Mohit Kumar, affirme auprès de TechCrunch qu’aucune décision de justice n’affecte la Ring Pro et qu’elle reste disponible aux États-Unis. La demande d’interdiction formulée par Oura doit donc être distinguée de la situation commerciale actuelle décrite par son rival : la procédure ne constitue pas, à elle seule, une interdiction de vente.
Le différend intervient après le retour d’Ultrahuman sur le marché américain. Sa Ring Air avait fait l’objet d’une interdiction d’importation à la suite d’une décision de l’International Trade Commission favorable à Oura. La Ring Pro remaniée, lancée en février, avait ensuite obtenu en mars une décision favorable des douanes américaines, ouvrant la voie à sa commercialisation dans le pays.
Oura soutient toutefois que cette décision douanière concernait uniquement le brevet du précédent litige. Les brevets invoqués dans la nouvelle plainte seraient distincts. L’enjeu juridique porte ainsi sur la portée de cette nouvelle accusation, sans que l’autorisation douanière antérieure suffise à trancher les griefs désormais présentés au tribunal. Aucun résultat de cette procédure n’est établi à ce stade par les informations rapportées.
La plainte vise également SVTronics, un fabricant d’électronique installé au Texas. Oura affirme que cette entreprise fabrique la Ring Pro dans une usine de Plano sous la direction d’Ultrahuman. Il s’agit d’allégations de la partie plaignante, qui étend ainsi son action à la chaîne de fabrication du produit.
Ce contentieux s’inscrit dans une série d’actions d’Oura contre des fabricants de bagues connectées. TechCrunch cite notamment Samsung, RingConn, Circular et Zepp Health. Certains différends ont débouché sur des accords de licence : RingConn et Circular ont accepté de verser des redevances à Oura pour continuer à vendre leurs produits. Pour Ultrahuman, l’issue reste ouverte. Une interdiction modifierait son accès au marché américain ; un éventuel accord pourrait affecter les conditions économiques de cet accès. Ces possibilités demeurent des scénarios, sans décision annoncée dans cette nouvelle affaire.