L’ÉDITION DU 6 NOVEMBRE 2026
Caméras Flock : des collectivités américaines réévaluent la surveillance
Selon TechCrunch, au moins 10 collectivités et services de police américains ont engagé depuis l’été une restriction ou un abandon des outils Flock. Ces décisions mettent en cause la confidentialité, le partage des données et les conditions d’adoption de ces dispositifs de surveillance.
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Aux États-Unis, des collectivités remettent en question leur usage des outils de surveillance Flock. Les décisions recensées par TechCrunch depuis l’été mêlent protection de la vie privée, accès aux données et contrôle des achats publics. Elles montrent que le débat concerne autant les règles d’utilisation que les équipements installés.
Les caméras de surveillance Flock font l’objet d’une série de remises en cause locales aux États-Unis. Dans un article publié le 6 novembre, TechCrunch rapporte qu’au moins 10 collectivités et services de police ont engagé depuis l’été des démarches pour limiter, restreindre ou arrêter leur utilisation. Les motifs recensés concernent la vie privée, le partage des données et les procédures d’achat public.
Le mouvement recouvre des décisions différentes. Monroe, Newburgh, Richmond, Hopkinton, New Bedford et Lansing ont entrepris de mettre fin à leurs contrats au cours des derniers mois, selon le média. À League City, au Texas, les habitants ont voté cette semaine contre la poursuite de l’utilisation des lecteurs de plaques par la police ; leur retrait est désormais prévu. Ces exemples ne constituent toutefois pas un bilan national des collectivités qui conservent ou abandonnent ces équipements.
Flock commercialise notamment des lecteurs de plaques d’immatriculation, des drones et des dispositifs acoustiques destinés à détecter des tirs et d’autres sons. TechCrunch indique que plus de 100 000 caméras de l’entreprise sont utilisées dans le pays. Le débat porte ainsi sur une infrastructure déjà largement installée, et sur les conditions dans lesquelles les informations recueillies peuvent être consultées.
Les inquiétudes ne restent pas théoriques. L’article rapporte qu’un policier du Missouri a été accusé en août d’avoir utilisé les caméras pour surveiller son ancienne épouse pendant leur divorce. Il mentionne aussi la condamnation, en septembre, d’un policier de l’est du Texas pour avoir utilisé Flock afin de harceler son ancienne compagne et sa famille. Il faut distinguer ici une accusation d’une condamnation.
Dans sa réponse à TechCrunch, Flock défend l’utilité de ses outils pour résoudre des crimes et retrouver des personnes disparues. L’entreprise affirme que chaque client possède ses données et contrôle leur partage. Elle assure également ne pas vendre de données et ne pas avoir de contrat avec ICE, l’agence américaine chargée de l’immigration. Ces déclarations exposent sa position ; elles ne suffisent pas à établir l’efficacité du dispositif ni à résoudre les contestations locales.
Flock a annoncé en août une réduction de la durée de conservation par défaut pour les nouveaux clients, de 30 jours à sept jours, ainsi que l’obligation de fournir un code de dossier avant une recherche. Ces ajustements répondent à certains paramètres d’usage. Les décisions locales suggèrent cependant que l’acceptabilité dépend aussi du contrôle public sur l’achat, les accès et les usages autorisés.